Shangri-La, un projet transmédia

L’œuvre originale

Shangri-La est une bande dessinée de science-fiction, écrite, dessinée et mise en couleur par Mathieu Bablet. Parue en septembre 2016, elle est éditée par Ankama Éditions dans la collection « Label 619 » et s’est écoulée à plus de 98 000 exemplaires. 

L’œuvre fait partie de la sélection officielle en 2017 au festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Elle est également classée parmi les finalistes du prix 2017 de la BD Fnac et du Grand Prix de la critique 2017. 

Le récit se développe autour des thèmes suivant : la dystopie, le voyage dans le temps, l’espace, le consumérisme, le racisme, l’absence de libertés individuelles, la manipulation génétique et le désir de rébellion.

L’Intrigue

Le récit se déroule dans un futur éloigné. La Terre étant devenue inhabitable, les humains se sont réfugiés dans une station spatiale, où ils mènent une vie confinée et coupée de la lumière solaire. La société Tianzhu Entreprises dirige la vie des humains et des animoïdes, espèces anthropomorphes mi-humaines, mi-animales et douées de parole. En apparence, tous semblent se satisfaire de cette « société parfaite » mais Scott, l’un des personnages principaux, est chargé d’enquêter sur des mystérieuses explosions dans des stations- laboratoires. Cela pourrait bien être en lien avec le programme développé par Tianzhu Enterprises qui vise à créer la vie à partir de rien sur Shangri-La, une des régions les plus hospitalières de Titan.

L’adaptation transmedia

L’adaptation transmedia de la bande-dessinée Shangri-la est construite selon trois propositions artistiques autonomes interrogeant trois points de vue différents et retraçant la totalité de l’œuvre originale ainsi que des inédits produit par l’auteur, Mathieu Bablet, spécialement pour ce projet.

SMARTFICTION

BD CONCERT

MOTION COMICS VR


Le projet transmedia est conçu à partir de trois projets artistiques.

SMARTFICTION

Un rendez-vous individuel avec le Tianzhu Phone en sa possession.

Images extraites de la smartfiction.

Disponible en amont du BD concert immersif et téléchargeable sur les stores, la smartfiction invite le public à incarner un des trois personnages secondaires de la bande dessinée originale : Virgile (le frère de Scott), Nova (une amie de Virgile et jeune étudiante) ou encore, John (un animoïde).

La smartfiction reproduit le Tianzhu Phone, le smartphone officiel construit et distribué par l’entreprise Tianzhu. Ainsi, en incarnant l’un des trois personnages, le lecteur est en point de vue interne et prend connaissance du quotidien de vie d’un habitant du vaisseau vivant sous un régime dictatorial. Avec le Tianzhu Phone, c’est une identité sociale, politique, et individuelle qui est représentée.

L’usager du Tianzhu Phone, découvre la fiction dans une simulation d’un temps réel. L’histoire qu’il incarne est rythmé au fil des différents événements balisant l’histoire grâce à la réception de notifications.

Pour la réalisation de la smartfiction, une véritable collaboration entre l’auteur Mathieu Bablet et l’équipe de Poulp a été réalisée pour construire le Tianzhu Phone selon les trois points de vue des personnages, précédemment cités. Le lecteur connaissant la bande dessinée originale découvrira des inédits et un étoffement des histoires de vie de ces personnages de fiction qui sont, initialement, secondaires dans la BD. L’équipe de Poulp était donc en charge de produire le chemin de fer techniques pour se rendre compte d’un premier résultat pour reproduire le Tianzhu Phone puis, au fil des échanges et temps de travail avec l’auteur Mathieu Bablet, un véritable travail de collaboration à la fois technique et artistique a été mené pour accueillir ces trois scénarios smartfictifs au sein des différents templates construisant l’environnement diégétique. Un travail d’UI et d’UX a donc été mené avec l’auteur pour arriver à la production de la smartfiction.

BD CONCERT IMMERSIF

Un rendez-vous commun, immersion dans la vie de vaisseau.

Dispositif scénique en quadrifrontal pour diffuser la bande dessinée et accueillir le public au centre.

Retraçant la majorité de l’œuvre originale, le BD concert immersif est un dispositif technique et artistique replaçant au le public au centre de la scène d’un théâtre, entouré de quatre grands écrans (en face, derrière soi et sur les côtés) où est projeté la bande dessinée. La forme cubique rappelle les espaces de la station spatiale. Assis sur des tabourets permettant une rotation à 360°, le public est au coeur de la diffusion de la bande dessinée retravaillée et animées pour l’occasion. Trois musiciens, répartis dans les coins du cube, jouent la bande originale en direct de manière synchrone avec les animations sur les écrans et les éléments narratifs ponctuels de la smartfiction. Ils incarnent des personnages fictifs vivant dans la station spatiale. Ils seront d’ailleurs habillés en combinaison orange, tenue typique de la bande dessinée. Ce dispositif technique a la volonté de conscientiser le public au quotidien de vie des habitants de ce vaisseau sous le régime dictatorial de Tianzhu Entreprises.

Lorsque le public se rend à un BD concert immersif, il se rend à la fête nationale de Tianzhu. Une mise en fiction de ce rendez-vous artistique est déjà engagée, à l’achat du billet pour venir au BD concert immersif.

Afin d’immerger les spectateurs au cœur de la dictature Tianzhu, le point de vue du public en salle corrobore avec celui de Scott (personnage principal) et ce qui est vu et entendu par l’ensemble des habitants de Tianzhu.

Pour rappel, le concert peut être vécu de manière indépendante. Le spectateur n’est pas obligé d’avoir expériementé précédemment la smartfiction pour assister au concert et comprendre la narration.

👉 Accompagnés de trois techniciens, les trois musiciens se produiront dans des centres culturels, festivals, lieux de musiques actuelles et théâtres de la France entière. Dès la création, le projet est travaillé en version anglaise pour une diffusion à plus long terme à l’international.

MOTION COMICS VR

Un rendez-vous contemplatif et poétique chez soi, avec le casque de réalité virtuelle.

Image extraite du fichier VR que l’usager télécharge directement dans son smartphone en se rendant sur sa plateforme de téléchargement préférée.

À la suite du concert, le spectateur peut poursuivre son immersion dans l’univers de Shangri-La grâce à une expérience narrative en réalité virtuelle inédite sous la forme d’un motion comics (bande dessinée numérique). Il incarne le point de vue de Scott et accède au dénouement de l’histoire cyclique de notre humanité : vie-mort-vie.
De la même manière que pour le concert, les vignettes et les bulles seront animées et mises en musique avec des titres musicaux inédits (différents du concert) enregistrés pour l’occasion en son binaural (son spatialisé) pour immerger le spectateur.

Il s’agit là de vivre une vision plus contemplative et poétique en adoptant un point de vue interne.

Cette proposition sera accessible de chez soi individuellement via les stores en ligne dédiés, ou à consulter sur place dans les théâtres ou les médiathèques offrant un accès à leur public à des casques de réalité virtuelle mis à disposition pour l’occasion.

L’équipe du projet

Mathieu Bablet : auteur
Originaire de Grenoble, Mathieu Bablet a reçu une formation en arts appliqués auprès de l’ENAAI de Chambéry (Enseignement aux arts appliqués & à l’image). En 2016, l’auteur publie le one shot Shangri La, toujours dans le domaine de la science-fiction. L’ouvrage est un grand succès et reçoit un accueil très favorable et est sélectionné en compétition officielle au Festival d’Angoulême de 2017.

Christelle Derré : metteure en scène, scénariste transmedia
Après une formation au conservatoire de Poitiers, Christelle rejoint la troupe du Trèfle, sous la direction de Marie-Claude Morland. L’art cinématographique, chorégraphique et pictural influence son travail. Son univers est ouvert; le texte, l’image et le son y semblent indissociables et chacune de ses créations porte cette identité. Elle lie à l’écriture théâtrale d’autres écritures : musicales, visuelles, parfois chorégraphiques. Elle utilise l’écriture du code (ordinateur) au service d’une écriture du décloisonnement. A la recherche d’un art vivant total. En 2011, elle crée « Le Collectif Or NOrmes », en collaboration avec Martin Rossi dans le but d’estomper les frontières entre spectacle vivant et art numérique. En parallèle, elle reprend ses études et valide un Master 2 pro à l’Université de Lyon, son sujet de mémoire est : « La notion de transmédia dans le spectacle vivant ».

Aymeric Castaing : producteur
Avec plus de 15 ans d’expérience dans le domaine du divertissement, Aymeric Castaing est un touche-à-tout : producteur de musique, éditeur de musique (AYC MUSIQUES) et producteur d’animation (fondateur et PDG pendant 10 ans de la société de production d’animation pour enfants I CAN FLY). Toujours intéressé par les nouvelles façons de raconter et de produire des histoires, Aymeric Castaing est spécialisé dans les contenus transmédia.

Vincent Girault : compositeur
C’est à l’âge de 20 ans, en 2007, que Vincent signe sa première bande originale de film (« L’Apprenti » de Samuel Collardey). Il composera ensuite la musique de nombreux courts métrages, tout en travaillant régulièrement sur la création de musiques de publicités, de documentaires Arte et évoluant dans des groupes de musique en tant que batteur ou artiste-‐producteur. Ses références sont disponibles en ligne (https://www.imdb.com/name/nm3243537) et sur ses sites internet : http://vincentgirault.com ou http://delaromance.com.

Davis Couturier : musicien , compositeur, sound designer
Ouvert à toutes les formes d’art, son parcours est éclectique. Il crée des musiques et des bandes son pour le cinéma, le théâtre, le spectacle de rue, de l’événementiel (expositions, feux d’artifices…). Son approche du son est sensible et poétique.

Nadège Feyrit : musicienne, sound designer
Née à Pau, de mère vénézuélienne et de père français, elle grandit au sein d’une famille de musiciens. À l’âge de 7 ans, elle réalise des mini reportages sonores sur cassettes audio, puis découvre à 12 ans de nouvelles sensations : la pulsation, le beat électronique et les textures synthétiques, via son frère qui écoute alors Joy Division, New Order et Art of Noise. Ses premières compositions au piano structurent sa profonde obsession pour les patterns répétitifs. Étudiante en Angleterre à la Bournemouth University, elle décroche en 2008 un Master « Post Production : Sound Design », puis vient s’installer à Paris pour y travailler en tant que sound designer pour la télévision et le cinéma.

GYOMH : artiste dessinateur vidéaste
Formé aux techniques vidéos et particulièrement au montage pour la télévision, Gyomh se tourne rapidement vers le milieu du spectacle vivant pour utiliser pleinement ses connaissances. Depuis plus de dix ans, il s’est spécialisé dans le compositing, le motion graphic design, les effets visuels, la modélisation 3D, la projection et l’animation.

Martin Rossi : programmeur multimedia, scénographe
Après une formation musicale au conservatoire de Lille et plusieurs expériences scéniques au sein de formations «musiques actuelles», Martin Rossi s’est rapproché des techniques du spectacle via les éclairages. Il travaille sur plusieurs créations en tant qu’éclairagiste et participe à différents projets artistiques et techniques en tant que programmeur (Max MSP Jitter), éclairagiste scénographe, en charge des dispositifs de projections vidéos contrôlables en midi et en OSC, ou encore des programmes permettant l’écriture et le séquençage d’éclairages asservis via des logiciels de MAO.

Alexandre Coirier : directeur technique
Diplômé d’une formation en infographie et multimédia à l’École Supérieure des Technologies Électroniques de Bordeaux, Alexandre Coirier occupe le poste de Directeur technique chez UMANIMATION. Technicien et artiste polyvalent (graphiste, développeur 3D…), c’est un véritable expert du moteur de jeux vidéo Unity qu’il a mis au coeur du processus de création et de production de la société.  

Manon Picard : chargé d’étude et de développement de la smartfiction
Doctorante à l’Université de technologie de Compiègne, Manon Picard travaille sur les nouvelles écritures numériques en articulant son travail de recherche aux disciplines sémiologique et phénoménologique afin d’appréhender les objets d’études tels que : les smartfictions, les oeuvres hypermédiatiques, les webdocumentaires… Cette approche liée à une attention particulière à la narratologie et à la ludologie lui permet de construire une boîte à outils hybride afin de mener un travail de recherche tant sur la création que la réception de ces objets de lecture récents dans le paysage culturel de l’histoire de la lecture.

Rémi Conejero : assistant de production
Diplômé d’un master 2 en gestion de projet numérique et multimédia de l’université Bordeaux Montaigne de Pessac, Rémi Conejero est assistant de production et seconde le producteur. Il s’occupe de toute l’organisation et la logistique (matériel, licences…), la gestion des ressources humaines (planning, contrats…) et la gestion financière (budget, devis…). Rémi suit au quotidien le développement et la conception des projets. Il participe à toutes les phases et veille au respect des attentes et es exigences des projets (écriture, développement graphique, animation, montage…). Il catalyse les échanges et les informations nécessaire à l’évolution et à l’avancée des projets; c’est donc l’interlocuteur privilégié entre toutes les personnes intervenant sur les projets (pour les validations notamment). 

Adeline Chaigne : comédienne (présentatrice TV)
Adeline Chaigne a suivi une formation au Théâtre Ecole d’Aquitaine de 2014 à 2016. Durant ces deux années, elle est formée par Pierre Debauche, Robert Angebaud, Pieryk Vanneuville, Agnès François, Françoise Dannel et Olivier Dumas. À la rentrée 2016, elle termine sa formation à l’Académie Supérieure de Théâtre d’Angers. Ecole de comédie musicale, elle est amenée à y suivre des cours de théâtre, chant, danse.

Anatole Devoucoux De Buysson : comédien
Formé au Lycée Mme de Staël à Montluçon, option ’Théâtre’, entre 2008 et 2010. Anatole rentre ensuite au Conservatoire Régional de Clermont-Ferrand. En 2012, il décide d’entrer à l’INSAS, Bruxelles sous la direction de Michel Dezoteux.

Estelle grimaud : assistante à la mise en scène
Étudiante en master assistant à la mise en scène à l’université de Poitiers, Estelle Grimaud a commencé sa formation par une licence en Arts du spectacle à Poitiers, puis l’école professionnelle Arts en scène à Lyon. Au cours de sa licence, elle apprend en pratique autodidacte le montage vidéo, les bases de l’animation/motion design et du montage audio pour des tournages de projet étudiants.
En 2018, elle entre à Arts en scène. Elle y expérimente le travail d’assistante à la mise en scène, sous la direction de Françoise Fouquet, sur la pièce « D’entre les morts » de Jean Pierre Siméon.
En sortant de l’école, elle décide de prolonger ses études en master pour approfondir sa recherche, et son expérience sur le plateau et en mise en scène. Sa rencontre avec le Collectif Or Normes, au cours d’un stage organisé par l’université, lui permet de redécouvrir les créations transmédias. Elle collabore aujourd’hui avec Christelle Derré et le Collectif Or Normes en tant que stagiaire assistante à la mise en scène.

Partenaires en résidences :

Théâtre d’Aurillac, La Nef à Angoulème, Théâtre du Cloître de Bellac, Théâtre de Creil, L’Héxagone scène nationale de Meylan.